La sécurité

Au sol

Déplacements

Vous circulez sur le terrain, vous êtes forcément un exemple pour les visiteurs : ils ignorent les règles qui régissent un terrain d’aviation, et à plus forte raison celles qui s’appliquent sur une DZ. Alors surveillez votre comportement ! (cigarettes, mégots, contact avec les différents appareils présents).

Pour aborder un avion, rappelez-vous qu’il est conseillé de le faire par l’arrière. Ce qui vous permet d’éviter l’hélice, de jeter un coup d’œil au Trim, surtout de ne pas toucher au plan fixe. Pour embarquer, la marche est haute… et même très haute pour les moins grands ! Il n’est pas interdit de les aider, surtout quand ils débutent : n’oublions pas que les sacs "école" pèsent facilement 14 ou 15 kilos. Et que l’appréhension du saut est encore plus lourde à porter...

Le matériel, les règles de bases

Pliage

Le pliage d’une aile se fait selon une procédure qu’il faut respecter. Et pour ce faire, il est nécessaire et même impératif de la connaître parfaitement. Ce qui implique une notion de soin : il n’y a rien de "pas grave" dans un pliage approximatif : pensez à la loi de Murphy (appelée aussi « Loi de l’emmerdement maximum ! »).

Qui peut vous donner des conseils ? Certainement pas n’importe qui ! Et pourtant les conseilleurs ne manquent généralement pas. Des vérificateurs sont en salle : ils peuvent vous aider. Leurs compétences ont été évaluées, ils sont autorisés par le DT à assurer cette fonction, ils sont volontaires et enthousiastes.

Chaque matériel du centre que vous utilisez est répertorié et muni d’un numéro. A chaque numéro correspond une fiche de pliage. Que vous soyez autovérif ou non, vous devez compléter cette fiche : à chaque saut pour ceux qui se font vérifier, en fin de journée pour les autres (sans oublier le nombre de sauts réalisés). Cette autodiscipline permettra au responsable de "suivre" le matériel, son vieillissement, les causes de dégradations, et de savoir celui qu’il faut remplacer et surtout par lequel.

Equipement

Ce qu’il faut vérifier quand on entre en possession d’un matériel (autovérification : loops, Hand-deploy(HD), broches de verrouillage du principal et du secours). Ce qui est à ne pas oublier lors de la restitution (position magasin, HD non plié).

Avant de s’équiper, penser à mettre en marche son déclencheur de sécurité. Si vous ne savez pas comment faire, demandez à un instructeur, il vous expliquera.

La sangle de poitrine se ferme avant de serrer les cuissardes.

Ne jamais courir pour s’équiper ou pour aller à l’avion : la précipitation est l’ennemi de la qualité d’un saut !

Pour tout connaitre du matériel (ou presque !), consultez la rubrique "Manuel du matériel" sur le site de la Fédération Française de Parachutisme.

Dans l’avion

Il est préférable de monter dans l’avion complètement équipé : on ne met pas ses boosters à 4000m !

Dans chaque avion, un responsable d’avion est désigné : en concertation, avant l’embarquement, faire connaître à chacun l’ordre de sortie et sa place dans la carlingue.

Penser que la place n’est pas extensible, qu’il y a du monde et que tout le monde a droit à un minimum de "confort" pendant la montée.

Attention aux accrochages : il est quand même bête de voir son extracteur sur le plancher de l’avion alors que le pilote annonce "1 minute".

S’il est nécessaire de se tourner, pour sortir face moteur par exemple, le fond du sac doit se trouver vers l’intérieur de l’avion.

En chute

Sortie et largage

Par vent nul ou faible, 8 secondes entre chaque sortie. (mais pas 8 secondes pour commencer la mise en place, pensez aux derniers !).

Par vent fort, 10/15 secondes au moins entre chaque sortie.

Par vent nul ou faible, le FF peut partir en 1er. Attendre 10 secondes après ce 1er départ car il ya souvent des non verticalités dans les sauts de FF, surtout chez les débutants.

Par vent fort, les VR partent en 1er car leur dérive est plus importante à cause de leur "faible" vitesse verticale.

La chute

Attention à la maîtrise de la verticalité et aux dérives en chute (parfois imprévues).

En chute, surveillez l’axe : si vous voyez un HD qui monte en-dessous de votre formation, break d’urgence et ouverture immédiate.

Si vous sautez à plusieurs, pensez à avertir vos coéquipiers de votre décision d’ouvrir. Pour s’éloigner, l’idéal est de dériver au moins 4 à 6 secondes.

Mais encore faut-il assurer une dérive efficace. Un saut de dérive (en solo ou à 2 au début) peut vous permettre d’améliorer vos capacités.

Sous voile

L’ouverture

Dès l’ancrage du POD, saisir les élévateurs :

- On peut ainsi éviter les twists.

- Ou bien éviter un autre para (qui vient d’ouvrir) par traction sur l’élévateur DROIT (règle aéronautique : tous les évitements se font par la droite).

Le pilotage

C’est vous qui pilotez, ce n’est pas la voile qui vous mène. Pensez-y. Une voile gonflée est pratiquement indégonflable et se regonfle tout de suite en cas d’incident. Attention aux autres voiles qui évoluent à la même hauteur que vous : vous devez vous étager. Et pour cela, regardez autour de vous ! Si une voile se fait descendre, n’en faites pas autant !!! Sauf si vous avez une voile vraiment plus petite, plus rapide et avec moins de portance : pour apprécier ces données, volez bras hauts et regardez les autres. Celui qui s’enfonce le plus et le plus rapidement doit se poser en premier. Et à suivre. Ne soyez pas nerveux sous voile : c’est une machine volante, et vous en êtes le maître. Sentez votre voile, ses réactions aux turbulences ou aux modifications de l’aérologie.

L’atterrissage

Les commandes (également appelées "freins") sont le plus souvent utilisées pour le posé. Il est possible de mettre sa voile en survitesse pour "flarer", mais il est préférable d’être expérimenté et de ne pas hésiter à demander conseil.

La PA (précision d’atterrissage) est loin d’être une discipline "ringarde". Savoir se poser où on l’a décidé, en toute sécurité, est la preuve d’une bonne maîtrise de soi et de sa machine volante. Atterrir n’est pas un acte approximatif : avec l’expérience, tout le monde devrait être capable de se poser dans un rayon de 50 à 100 mètres autour du hangar, en toute sécurité, proprement, sans se faire peur, et quelque soit le vent (je mets un bémol en cas de largage défectueux ou de renforcement du vent pendant la montée).


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